LA POÉSIE EN PHOTOGRAPHIES : QUAND L’ÉCRITURE SE MET EN MOUVEMENT

On pense souvent qu’un mot ne peut s’écrire qu’avec de l’encre sur du papier… Détrompez-vous. Mercredi dernier, les enfants de l’atelier Poésie à Loupe ont prouvé que la laine, le tissu, le papier journal découpé étaient tout aussi efficaces. La photographe Olivia Gay était là pour mettre les mots en images et capturer les éclats de rire et de soleil qui ont égayé cette journée.

Pour ce nouvel atelier, ni lecture, ni panier magique où piocher les poèmes. Quelques mots extraits des poèmes imaginés au cours des ateliers précédents ont été décliné en plusieurs versions. Chaque participant, grand et petit, a cherché comment faire vivre les mots d’une autre manière.

      

TRICOTER DES MOTS

Marcia et Fanta ont choisi la douceur de la laine pour créer des mots souples et sinueux posés sur du papier crépon coloré ou sur des tissus ramenés du Mali par la photographe. Un SOLEIL est apparu. Un MONDE s’est créé. Effets de matière, vibration de la lumière, c’est certain, la poésie n’est pas seulement dans les livres et les textes.

Au milieu de ce joyeux capharnaüm, entre ciseaux, colle, découpages, tissus, feutres et rires, les enfants ont multiplié les essais. Sans même s’en douter, ils ont poétisé, joué avec les mots, sans effort, avec malice et simplicité. La photographe a su saisir ces moments de légèreté en jouant avec les couleurs des mots. Elles s’alliaient parfaitement à la lumière éclatante qui baignait l’association de la Maison des bruyères qui nous accueillait ce jour-là pour la première fois.

POÈMES EN EXTÉRIEUR

La tentation de profiter de ce soleil, même froid, était trop forte. L’atelier s’est donc poursuivi à l’étang voisin où les enfants ont tenté de former des lettres vivantes, d’en tracer avec  de la laine. Le vent n’a pas manqué de se joindre au groupe pour emporter quelques bribes de poèmes vers des ailleurs inconnus pour que le voyage en poésie puisse continuer. Tous ces essais, parfois infructueux, mais toujours pleins de gaieté, ont été capturés par l’œil attentif d’Olivia Gay.

Ses photos illustreront le futur recueil qui rassemblera toutes les poésies.  Il sera présenté lors d’une restitution courant avril. Le dernier aura lieu atelier mi-mars. Une nouvelle occasion pour petits et grands de montrer que l’imaginaire n’a pas de limite, du moment que l’on n’en fixe pas.

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